AS Caluire Volley-Ball — Saison 2025–2026 Bilan annuel · Filière masculine
Une filière, six histoires,
un seul ADN
De la Nationale 2 nouvellement acquise aux tout premiers ballons des M9, la saison 2025–2026 aura été celle de l'unité, de la transmission et d'un projet de club qui ne cesse de prouver qu'il est bâti pour durer.
AS Caluire Volley-Ball
Rédaction club · Juin 2026
6
équipes masculines
N2
niveau atteint
3
podiums de poule
∞
passion transmise
Il y a des saisons où un club ne fait pas que progresser. Il révèle ce qu'il est vraiment. La saison 2025–2026 de l'AS Caluire Volley-Ball est de celles-là. Six équipes masculines. Six aventures singulières. Et pourtant, un seul fil conducteur qui les traverse toutes : la conviction que le volley-ball se vit ensemble, du premier ballon jusqu'au plus haut niveau.
De la Nationale 3 qui s'offre un billet pour la Nationale 2 au minuscule M9 qui déborde d'enthousiasme à chaque entraînement, en passant par la Prénationale qui s'accroche avec orgueil, les M18 qui terminent sur les chapeaux de roue ou les M15 qui font trembler des réserves professionnelles — chaque groupe a écrit sa propre page. Toutes ensemble, elles composent un roman collectif dont Caluire n'a pas fini de tourner les chapitres.
« Ce qui s'est construit cette saison va bien au-delà des classements. »
Nationale 2Équipe 1ère — Nationale 3, Poule H19V · 3D · 1ʳᵉ place ↑ N2
Prénat. MÉquipe 2 — Prénationale 10V · 10D · Maintien
M18 MJuniors Masculins 18 ans 1ʳᵉ place de poule
M15 MCadets Masculins 15 ans 3ᵉ place · CDF 5ᵉ tour
M13 MMinimes Masculins 13 ans Groupe mixte · Progression
M9–M11Poussins — Benjamins Retour en force
01
Nationale 3 → Nationale 2
La consécration :
une montée pour l'histoire
Il faut parfois une saison entière pour comprendre ce qu'elle signifie vraiment. Celle des hommes de Stéphane Faure ne ressemble à aucune autre dans l'histoire du club. Pas à cause des 19 victoires en 22 matchs — même si le chiffre impressionne. Pas à cause de l'invincibilité à domicile — même si personne ne viendra jamais la contester. Mais parce que cette équipe a su, match après match, construire quelque chose qui dépasse le simple cadre sportif : une identité.
L'automne avait pourtant semé le doute. Une cinquième place provisoire, une défaite frustrante à Chenôve (3-1), une correction cinglante chez le leader villejuifois (3-0). Rien ne permettait alors d'anticiper ce qui allait suivre. Mais dans les vestiaires, dans les entraînements, quelque chose se construisait dans le silence.
« Ce soir-là, face à l'Élite d'Avignon, quelque chose avait basculé. Caluire avait regardé une équipe de l'élite droit dans les yeux — et ne clignerait plus jamais. »
Le déclic d'Avignon — novembre 2025
La soirée avignonnaise, perdue 3-2 dans une salle électrisée après plus de deux heures d'une intensité rare, restera comme le moment charnière de la saison. Une défaite, oui. Mais une défaite qui enseigne plus que bien des victoires. Ce groupe comprit, ce soir-là, qu'il avait l'étoffe.
Puis vint le 8 mars 2026. Villejuif, le leader, dans la salle de Caluire transformée en chaudron. Victoire 3-1. Une victoire référence, une victoire fondatrice, celle qui fit comprendre à tout un championnat que cette équipe ne laisserait plus rien passer. À partir de ce soir-là, Caluire ne regarda plus derrière lui.
Cette montée raconte aussi une transmission admirable. Martin Vericel, le doyen et gardien des valeurs du club, aux côtés de Nils Lamir, né en 2009, insouciant et décomplexé. Robin Guillot, pur produit de la formation caluirarde. Entre l'expérience et la fougue, ce collectif trouva un équilibre rare — précieux — souvent décisif dans les moments de vérité.
Au Final Four de Cesson, la démonstration fut complète. Troisième place nationale. Une récompense à la hauteur d'une saison magistrale, et la preuve que la montée en Nationale 2 ne doit rien au hasard. Elle est l'aboutissement logique d'un projet de cinq ans, construit patiemment, étape par étape, sous l'impulsion de Stéphane Faure et d'un club qui a refusé de se fixer des plafonds.
19V
en 22 matchs
0D
à domicile
3ᵉ
Final Four national
02
Prénationale M
L'art de tenir bon :
le maintien dans la dignité
Dix victoires. Dix défaites. Sur le papier, la balance est parfaite — et c'est justement ce qui la rend trompeuse. Car la saison de la Prénationale masculine, sous la houlette de Mathieu Tournoux, n'a pas été une saison d'équilibre. Elle a été une saison de combat, de caractère et de résistance face à des adversaires qui avaient souvent plus de certitudes.
Dans le ventre mou d'une poule prénationale exigeante, les hommes de Tournoux ont joué les trouble-fêtes avec un plaisir non dissimulé. Battre l'ASUL, le dauphin du championnat, n'est pas une mince affaire. Le faire avec ce groupe-là, mélange assumé de jeunesse bouillonnante et d'expérience stabilisatrice, c'est signer un résultat qui dépasse sa simple valeur sportive. C'est envoyer un message : ici, tout le monde peut tomber.
« Battre le dauphin. Tenir jusqu'au bout. Faire mentir les pronostics. Le maintien ne s'est pas gagné par chance — il s'est arraché, rencontre après rencontre. »
Prénationale M · Saison 2025–2026
Le maintien, validé dans les dernières journées du championnat, a une saveur toute particulière. Il ne s'agissait pas de confirmer un statut : il fallait le conquérir, le défendre, l'imposer à des adversaires souvent plus expérimentés. Et c'est précisément dans ces matchs couperets, ces rencontres où tout se joue sur quelques points, que ce groupe a montré ce dont il était capable.
L'une des grandes forces de cet effectif aura été sa porosité — dans le bon sens du terme. Plusieurs joueurs ont fait la navette entre la Prénationale et l'équipe de Nationale 3, enrichissant leur quotidien à l'entraînement auprès de joueurs confirmés, et apportant en retour leur fraîcheur et leur envie. Cette circulation interne, c'est l'oxygène d'un projet de club en bonne santé. Elle garantit que personne ne stagne, que tout le monde progresse, et que la filière reste un tout cohérent plutôt qu'une somme de groupes qui s'ignorent.
Cette saison de maintien, la première après une montée récente, pose des fondations solides. Le groupe a prouvé qu'il avait les ressources pour exister à ce niveau — et désormais, les bases sont là pour construire quelque chose de plus ambitieux encore.
Bilan
10V / 10D
Maintien assuré
Fait marquant
Victoire vs ASUL
Dauphin de championnat
03
M18 Masculins
Le rouleau compresseur :
premiers, et de la manière forte
Les débuts ont été hésitants. Deux défaites dans les cinq premières rencontres, une mise en route laborieuse, des automatismes encore à construire sous les ordres d'Eloà Hubbel. Rien d'alarmant, en apparence — mais suffisamment pour attiser la vigilance. Personne ne pouvait alors imaginer la machine que cette équipe allait devenir.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Un rouleau compresseur. Une équipe qui, une fois lancée, n'a plus laissé d'espace à l'adversité. Match après match, la mécanique s'est huilée, le collectif s'est soudé, et la confiance — cette denrée si précieuse en sport — a commencé à irriguer chaque échange, chaque service, chaque contre.
La conclusion de cette saison ? Une victoire 3-1 face à l'ASUL, dans ce qui restera comme le symbole d'une montée en puissance exceptionnelle. Première place de la poule. La meilleure des réponses à ceux qui avaient douté en octobre.
« Ils ont démarré doucement. Puis la machine s'est emballée — et plus rien ne l'a arrêtée. Première place, victoire contre l'ASUL, Coupe de France contre des équipes professionnelles. Ces garçons ont tout vécu cette saison. »
M18 Masculins · Saison 2025–2026
Mais la véritable richesse de cette saison est ailleurs. La Coupe de France a offert à ce groupe des expériences qui ne s'achètent pas. Affronter Fréjus, champions de France, puis le CASE, onzième de l'élite nationale — et sortir par la grande porte face à ces mastodontes du volley tricolore — c'est une leçon d'école à nulle autre pareille. Ces matchs auront marqué les esprits, élargi les horizons, et renforcé la conviction de chacun que le haut niveau n'est pas une chimère.
Le lien avec la Prénationale adulte a joué un rôle essentiel dans cette progression. Plusieurs joueurs ont été intégrés au groupe senior pour des entraînements ou des matchs, s'aguerrir au contact de joueurs plus physiques, plus expérimentés, plus exigeants. Cette confrontation précoce avec la réalité du volley adulte accélère la maturation — et cette génération en a visiblement bien profité.
L'avenir de ces M18 est radieux. Les meilleures saisons de leurs carrières sont encore devant eux — et Caluire aura tout fait pour les préparer au mieux à ce qui les attend.
1ʳᵉ
place de poule
3-1
finale vs ASUL
CDF
vs pros Fréjus & CASE
04
M15 Masculins
La révélation :
une génération qui fait trembler
Quand un championnat régional M15 voit le jour, il faut des pionniers pour l'habiter. Pour lui donner du sens. Pour prouver que ces gaines toujours en construction méritent une compétition à leur hauteur. Les M15 masculins de l'ASCVB ont été ces pionniers — et ils l'ont été avec panache.
Sous la conduite du duo d'entraîneurs formé par Amélie Grospeillet et Robin Walter, les cadets caluirards ont navigué dans ce nouveau format avec une maturité et un appétit qui ont frappé les observateurs. Des rencontres à haute intensité, des adversaires coriaces, des moments de pression inhabituels à cet âge — et pourtant, une troisième place finale qui résonne comme une belle promesse tenue.
Mais c'est la Coupe de France qui aura fourni les images les plus saisissantes de leur saison. Passer le cinquième tour de la compétition nationale, c'est déjà une performance remarquable pour des cadets. Le faire en défiant deux réserves de clubs de Pro A, c'est proprement stupéfiant. Ces matchs ont confirmé ce que les entraîneurs pressentaient depuis des mois : ce groupe a un niveau technique réel, une envie de bien faire sincère, et un potentiel qui dépasse largement ce que leur âge pourrait laisser supposer.
« Une troisième place au premier championnat régional, le cinquième tour de Coupe de France face à des réserves pro... Ces M15 n'ont pas seulement participé à leur saison. Ils l'ont habitée. »
M15 Masculins · Amélie Grospeillet & Robin Walter
La nuance honnête mérite d'être posée : dans les moments décisifs, dans ces instants où tout se joue sur un ou deux points, il faudra encore gagner en agressivité, en tuerie mentale. L'instinct du chasseur, ça se développe — et ces garçons ont toutes les cartes en main pour y parvenir. Ce n'est pas une faiblesse ; c'est simplement la prochaine étape d'une progression qui s'annonce magnifique.
Une chose est certaine : l'avenir du club est entre de très bonnes mains. Et derrière la montée historique de la N3, derrière le maintien de la Prénationale, derrière les exploits des M18, ces M15 sont en train d'écrire silencieusement les premières lignes des grandes épopées de demain.
Classement
3ᵉ place
Championnat régional inaugural
Coupe de France
5ᵉ tour
Face à 2 réserves Pro A
05
M13 Masculins
La remise en ordre :
les bases retrouvées
Il y a des saisons de construction qui ne se mesurent pas en points ou en trophées. Celle des M13 masculins en est l'illustration parfaite. Intégrés à un groupe mixte — filles et garçons ensemble — pour booster leur développement, ces jeunes ont traversé une année de reconstruction profonde, de réapprentissage des fondamentaux, de réappropriation du sérieux qui fait les bons volleyeurs.
La rigueur à l'entraînement. L'écoute. L'engagement. Ce sont ces qualités-là qui ont été remises au centre du projet pour ce groupe, et les résultats ne se font jamais attendre longtemps quand elles sont au rendez-vous. Cette saison a permis de repartir sur de bonnes bases — et dans le développement d'un jeune sportif, les bases, c'est tout.
Le choix du groupe mixte est une décision pédagogique forte. Il oblige à davantage de respect mutuel, à une écoute plus fine, à une adaptation permanente. Ces qualités-là, acquises à treize ans, forment des joueurs plus complets et des hommes plus ouverts. C'est précisément l'état d'esprit que l'ASCVB cultive depuis des années à tous les niveaux de sa filière.
Cette génération de M13 n'a peut-être pas encore les lauriers des grandes équipes. Mais elle a ce qui compte vraiment à ce stade : l'envie d'apprendre, la rigueur pour progresser, et un encadrement qui croit en elle. Le reste viendra naturellement.
06
M9 – M11
Le souffle vital :
l'enthousiasme retrouvé
Si l'on cherche le pouls d'un club, il faut regarder ses plus jeunes. Pas les résultats des équipes premières — même si ceux-là parlent d'eux-mêmes. Mais l'énergie brute, l'innocence absolue, l'enthousiasme sans calcul de ces enfants qui découvrent le ballon, le filet, et la magie du collectif pour la toute première fois.
La saison 2025–2026 marque le retour en force des M9 et M11 à l'ASCVB. Un beau groupe, nombreux, presque proche de l'excellence — non pas en termes de technique, mais en termes de ce qui compte infiniment plus à cet âge : l'investissement et la présence. Ces enfants viennent. Ils reviennent. Ils s'engagent, ils s'appliquent, ils rient, ils apprennent.
L'engouement qu'ils manifestent semaine après semaine à l'entraînement est le meilleur signe de santé qu'un club puisse afficher. Car derrière chaque futur Martin Vericel, chaque futur Robin Guillot, chaque futur Nils Lamir, il y a eu un enfant de neuf ans qui s'est présenté pour la première fois dans un gymnase avec une paire de chaussettes hautes et des étoiles plein les yeux.
Ces M9 et M11, c'est la promesse vivante que l'histoire de l'ASCVB est loin d'être terminée. C'est la matière brute dont sont faites les grandes aventures. Et si la dynamique de cette saison se confirme, si ces gamins continuent de venir avec cette régularité et cette joie, alors le club peut aborder l'avenir avec une sérénité absolue.
L'avenir a neuf ans. Et il sourit.
Une filière. Un projet. Une famille.
Quand on regarde la saison 2025–2026 dans sa globalité — du M9 qui fait ses premiers pas jusqu'à l'équipe première qui monte en Nationale 2 — ce qui frappe, c'est la cohérence. Pas la chance. Pas l'improvisation. La cohérence d'un club qui sait où il va, qui forme ses joueurs avec patience, qui accompagne sa jeunesse sans la brûler, qui exige du mieux sans jamais oublier pourquoi on joue au volley-ball.
Chacune des six équipes masculines de cette saison a apporté sa pierre à l'édifice. La montée historique en N2 n'aurait pas la même saveur sans le maintien courageux de la Prénationale, sans la belle épopée des M18, sans les promesses lumineuses des M15, sans le sérieux retrouvé des M13, sans la vitalité explosive des M9–M11. Ces histoires se nourrissent mutuellement. Elles partagent des gymnases, des entraînements, des valeurs.
Ce club ne monte pas simplement en Nationale 2. Il change de dimension — toute la filière avec lui. Et la meilleure nouvelle, c'est que tout ce qui s'est construit cette saison annonce quelque chose de beaucoup, beaucoup plus grand encore.
ASCVB — Saison 2025–2026. Ce n'est pas une fin. C'est un début.